Intuition ou inquiétude : comment faire la différence ?
Par Olga Cattin
Pendant un soin énergétique, il m’arrive d’avoir soudainement une pensée, une sensation ou même de ressentir une douleur que je n’avais pas avant de commencer la séance. Cela arrive sans que je sois en train d’y réfléchir ni de chercher quelque chose de particulier.
Je considère alors qu’il s’agit d’un ressenti ou d’une intuition qui se présente dans le cadre de ma pratique.
Mais une inquiétude est différente. Elle peut apparaître lorsque la personne me raconte, par exemple, qu’elle ressent une douleur depuis plusieurs semaines, qu’elle constate un changement inhabituel ou qu’elle souffre d’une fatigue importante depuis longtemps sans avoir demandé d’avis médical.
Dans ce cas, je ne cherche pas à interpréter davantage ce que j’entends. Ma priorité est de conseiller à la personne d’en parler avec son médecin.
Pour moi, intuition et inquiétude ne se distinguent donc pas grâce à une règle universelle. C’est surtout le contexte dans lequel elles apparaissent qui m’aide à les différencier.

En bref : comment je fais personnellement la différence
Dans ma pratique, une intuition arrive généralement de manière spontanée pendant un soin de magnétisme ou de Reiki. Je ne la provoque pas et je ne sais pas à l’avance ce qui va se présenter.
Une inquiétude apparaît plutôt à partir d’un élément concret que la personne m’a confié au sujet de sa santé.
Dans les deux cas, une règle reste essentielle : un ressenti n’est ni une vérité, ni un diagnostic médical.
À quoi ressemble une intuition pendant un soin ?
Chez moi, elle peut prendre différentes formes.
Parfois, c’est simplement une pensée qui apparaît brusquement, alors que rien dans ma réflexion ne m’y avait conduite.
À d’autres moments, il peut s’agir d’une sensation physique inhabituelle : une douleur, une gêne ou une autre perception que je n’avais pas avant de commencer le soin.
Je ne considère toutefois pas cette sensation comme une preuve de ce que vit la personne qui se trouve devant moi. C’est mon ressenti à cet instant.
Je peux le garder en mémoire pendant la séance puis en parler avec la personne au moment de notre échange.
Que se passe-t-il lorsqu’un ressenti semble correspondre à ce que vit la personne ?
Une expérience vécue pendant une séance m’a particulièrement marquée.
Alors que je réalisais le soin, j’ai ressenti une douleur très importante au niveau d’une épaule. Cette sensation descendait jusque dans ma main.
La cliente ne m’avait pas parlé d’une douleur à cet endroit avant la séance. Je n’ai donc pas interrompu le soin et je n’ai pas cherché à en tirer une conclusion.
À la fin, je lui ai simplement raconté ce que j’avais ressenti.
Elle m’a alors expliqué qu’elle avait été opérée de cette épaule plusieurs années auparavant et qu’il lui arrivait encore, de temps en temps, d’avoir une douleur qui partait de l’épaule et descendait jusque dans la main.
Cette correspondance m’a interpellée. Elle ne me permet cependant pas d’affirmer que ma sensation expliquait ce qui se passait dans son corps.
Je lui ai conseillé d’en parler à son médecin si cette douleur la préoccupait, afin qu’elle ne reste pas avec un doute concernant sa santé.
Et si mon ressenti ne parle pas du tout à la personne ?
Cela peut arriver, et cela ne me pose aucun problème.
Lorsque je partage une perception avec une cliente, je lui précise que, si cela ne lui parle pas, elle peut simplement la laisser de côté.
C’est un ressenti, pas une vérité.
Je peux aussi me tromper ou interpréter incorrectement une sensation.
Il est parfois arrivé qu’une personne revienne lors d’une séance suivante et me dise qu’elle avait finalement fait un lien avec quelque chose que je lui avais indiqué auparavant, mais auquel elle n’avait pas pensé sur le moment.
Même dans ce cas, je garde la même prudence. Le fait qu’une perception semble correspondre à une expérience ne signifie pas que toutes mes intuitions sont nécessairement justes.
Pourquoi je ne transforme jamais une intuition en diagnostic
La limite est très claire pour moi.
Si une cliente me parle d’un symptôme, d’une douleur ou d’une situation de santé qui l’inquiète, je ne vais jamais lui donner de conclusion médicale ni lui présenter mon ressenti comme une certitude.
Je ne suis pas médecin et je n’ai pas les compétences permettant d’établir un diagnostic.
Mais il y a également une autre raison qui me paraît essentielle : je ne trouve pas honnête ni professionnel de faire peur à une personne en lui présentant une interprétation comme une certitude.
Mon rôle au cabinet SweetHarmony est d’accueillir la personne avec bienveillance, de pratiquer mes soins et de partager mes ressentis avec précaution. Il n’est pas de remplacer un professionnel de santé.
C’est également pour cette raison que je considère qu’un soin énergétique peut accompagner un suivi médical, mais ne doit pas s’y substituer.
Mon côté logique m’empêche-t-il de suivre mon intuition ?
Mon côté logique fait partie de moi, y compris lorsque je pratique mes soins.
Au début, lorsque je ressentais quelque chose pendant une séance, il m’arrivait de ne rien dire. Je pensais parfois : « Cela ne peut pas être juste. »
Puis, en discutant avec la personne après le soin, je découvrais parfois que ce que j’avais ressenti avait un sens pour elle.
Avec l’expérience, j’ai appris à ne plus faire taire systématiquement ces perceptions. J’essaie aujourd’hui de les exprimer, mais sans franchir une limite importante : les communiquer ne signifie pas les présenter comme certaines.
Cette distinction me permet de laisser une place à mon intuition tout en conservant le recul qui me semble indispensable.
Quand vaut-il mieux simplement dire « je ne sais pas » ?
Il existe de nombreuses situations dans lesquelles ce sont les mots les plus justes.
Lorsqu’une personne m’interroge sur sa santé, sur un traitement qu’elle envisage de commencer ou d’arrêter, ou lorsqu’elle doute de ce qu’elle doit faire médicalement, je ne cherche pas à lui donner une réponse qui ne relève pas de mes compétences.
Je lui conseille d’en parler avec son médecin.
Il est le professionnel qui peut évaluer sa situation médicale et lui indiquer ce qui convient concernant son traitement ou sa santé.
Dire « je ne sais pas » ne diminue pas, à mes yeux, la qualité d’un accompagnement. Au contraire, reconnaître ses limites fait partie de la confiance que je souhaite établir avec les personnes qui viennent me voir.
Faire confiance à son ressenti ne signifie pas renoncer au discernement
Je crois à l’intuition et elle occupe une place réelle dans ma pratique. Mais je ne demande jamais à une personne de croire ce que je ressens simplement parce que je suis sa thérapeute.
Je peux partager une perception.
La personne peut l’écouter, la questionner ou considérer qu’elle ne lui correspond pas.
Et lorsqu’une question concerne sa santé, une douleur persistante, un symptôme inhabituel ou un traitement médical, l’intuition ne remplace pas l’avis du professionnel compétent.
C’est ainsi que je souhaite travailler dans mon cabinet à Fontaines, au Val-de-Ruz : en laissant une place aux ressentis, tout en respectant les limites de ma pratique et la liberté de chacun.
Si vous souhaitez découvrir ma manière de pratiquer les soins énergétiques ou comprendre comment se déroule un premier rendez-vous chez SweetHarmony, vous pouvez poursuivre votre lecture sur le site ou me contacter avant de prendre rendez-vous.
