Peut-on être informaticienne et pratiquer les soins énergétiques ?

Par Olga Cattin

Lorsque je parle de mes deux activités professionnelles, certaines personnes sont surprises. D’un côté, je développe des applications informatiques. De l’autre, je pratique des soins énergétiques. La première activité semble appartenir au monde de la logique et de la technique, tandis que la seconde fait davantage appel à l’écoute, au ressenti et à l’intuition.

Pourtant, je n’ai jamais éprouvé le besoin de choisir entre ces deux univers. Je les considère comme différents, mais pas comme incompatibles.

Main d’Olga Cattin tenant un pendule au-dessus de ses outils de soin chez SweetHarmony.

Deux métiers différents, une même envie d’aider

Dans mon activité d’informaticienne, je développe des applications qui automatisent certaines tâches. Mon objectif est de faciliter le travail des autres, notamment lorsque des opérations complexes ou répétitives prennent beaucoup de temps.

J’aime chercher des solutions qui rendent le travail plus simple, plus agréable à réaliser et plus clair à présenter. Même si l’informatique est une profession entièrement numérique, ce que nous créons peut avoir des effets très concrets dans le quotidien des personnes qui utilisent nos applications.

Dans mon activité de thérapeute énergétique, je retrouve cette même envie d’être utile. La manière d’aider est toutefois profondément différente.

Une solution commune en informatique, une approche unique en séance

Lorsqu’une application est développée, elle répond généralement à une méthode de travail partagée par plusieurs personnes. Il faut comprendre leurs besoins, repérer les difficultés et construire une solution qui pourra être utilisée de façon relativement similaire par tout un groupe.

Pendant un soin, je ne peux pas procéder ainsi. Chaque personne arrive avec son histoire, son état du moment, ses interrogations et sa propre manière de ressentir les choses. Deux personnes peuvent avoir vécu des situations comparables sans avoir besoin des mêmes suggestions.

Je ne cherche donc pas à fournir une solution toute faite aux problèmes de mes clients, comme je pourrais le faire pour mes collègues dans mon activité informatique. Je peux partager une observation, poser une question ou proposer une piste de réflexion, mais la personne reste libre de lui accorder ou non de l’importance.

Je suis également consciente de mes limites : je ne suis pas médecin et un soin énergétique ne remplace pas un diagnostic, un traitement ou un suivi médical. Le client conserve toujours son pouvoir de décision.

Ce que mes deux activités ont en commun

L’observation, l’écoute et la patience sont essentielles dans mes deux métiers.

En informatique, il faut écouter ce que les utilisateurs demandent, mais aussi comprendre les difficultés qu’ils rencontrent réellement. La première demande formulée ne permet pas toujours d’identifier immédiatement le véritable besoin.

En séance, l’écoute occupe également une place centrale. Je reste attentive aux paroles de la personne, à ses réactions et à ce qu’elle souhaite partager. Mais je ne considère jamais une personne comme un problème à résoudre ni comme un système auquel il suffirait d’appliquer la bonne procédure.

Cette différence est importante pour moi. Une application doit fonctionner selon une logique définie. Une rencontre humaine, elle, ne peut pas être programmée à l’avance.

L’intuition n’empêche pas le doute

Pendant un soin, il peut m’arriver d’avoir une intuition ou de ressentir une douleur ou une émotion qui ne semble pas m’appartenir. Il arrive ensuite que la personne reconnaisse quelque chose dans ce que je lui décris.

Je considère néanmoins ces perceptions comme des éléments subjectifs de ma pratique, et non comme des preuves ou des diagnostics.

Lorsqu’une intuition apparaît, j’en parle avec la personne. Si j’ai un doute, je pose quelques questions afin de mieux comprendre. Si mon propos n’est pas clair, j’essaie de l’expliquer autrement. Et s’il ne correspond pas du tout au vécu du client, je le laisse simplement de côté.

Une perception n’a pas à être imposée. Le client reste toujours le maître de la séance.

Une complémentarité qui existe aussi dans notre quotidien

Mes deux activités se sont déjà rencontrées de manière très concrète. Avec mon époux, qui travaille lui aussi dans le domaine des soins, nous avons développé une application pour gérer nos clients et nos factures.

L’informatique nous permet ainsi de simplifier les tâches administratives et de consacrer davantage d’attention à notre activité professionnelle. Dans ce cas, la technologie ne s’oppose pas à la relation humaine : elle soutient son organisation.

Cette complémentarité influence aussi ma manière d’être dans la vie quotidienne. J’essaie d’observer, de rester présente et d’accorder de l’importance à chaque personne avec laquelle je parle. La méthode m’aide à structurer mon travail, tandis que l’écoute me rappelle que personne ne peut être réduit à une procédure.

Je n’ai pas besoin de choisir entre logique et sensibilité

Je pars d’une conviction personnelle : tout est énergie et les différentes dimensions de notre vie peuvent être reliées. Cela ne signifie pas que l’informatique et les soins énergétiques fonctionnent de la même manière. Chacune de ces activités possède ses propres règles, ses responsabilités et ses limites.

Je n’ai jamais hésité à parler de mes deux métiers. Je sais qu’ils peuvent sembler opposés, mais je suis convaincue qu’ils se complètent. L’un me permet de créer des outils utiles à plusieurs personnes. L’autre m’invite à accueillir chaque personne comme un être unique.

Être informaticienne ne m’empêche donc pas de pratiquer les soins énergétiques. Au contraire, cette double activité m’apprend à associer la méthode à l’ouverture, l’observation à l’intuition et la confiance au droit de douter.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur mon parcours ou sur ma manière de travailler, vous pouvez découvrir ma présentation ou me contacter afin de me poser vos questions.